Bien le bonjour,

Lors de notre dernier comité, alors que les nouveaux producteurs venaient juste d'arriver aux JDF, on s'est retrouvé à mettre un peu à jour quelques documents. Notamment la charte des producteurs-rices. Pour faire court, c'est un document qui n'a pas de base légale, mais qui engage symboliquement les producteurs-rices. Le comité n'a légalement pas son mot à dire. Mais dans les faits, ce document est co-créé par les producteurs-rices et le comité afin de s'accorder sur ce qu'on fait ou non aux JDF, et ce étant donné que nos status ne sont pas très contraignants.

Une question a généré un bon vieux débat et sera d'ailleurs reprise lors de notre prochaine assemblée générale: la question de la culture hors sol (pour la définition du hors sol, allez faire un tour sur Wikipédia). En effet, si pour les produits que vous trouvez dans votre panier, il n'y a pas de production hors sol, ils sont actuellement acceptés au petit marché. Le débat se situe à deux niveaux:

> La qualité de ces produits qui sont alimentés par des nutriments de synthèse (ce qui ne veut pas forcément dire "mauvais pour la santé");
> Le fait qu'ils sont disponibles plus tôt dans la saison.

Le premier influence évidemment le deuxième. En effet, si la qualité est là, pas besoin de se questionner sur le 2ème point. Sauf que c'est difficile d'établir si c'est le cas où non. Il faudrait mener des enquêtes sur les effets sur la santé, etc. C'est donc un thème sujet à controverse.

Ce qui implique qu'on doit se poser la question 2: veut-on de ces produits au petit marché?
Alors outre la question sanitaire, il y a le fait que ces produits nous permettent de faire le lien entre les saisons. Quand les tomates en pleine terre ne sont pas encore là (cette année, elles commencent à peine), celles hors sol, font la transition avec l'hiver un peu long. Ca nous permet de gagner quelques mois. Pareil avec l'automne, on peut avoir encore certains produits en octobre voire novembre.

Lors de ce comité, il a souvent été soulevé qu'il y a avait une demande des membres. On en revient à la question du consommateur-rice: au final, c'est ce que nous consommons qui se retrouve dans les supermarchés et pas l'inverse....

A suivre, mais il me semblait important de soulever le débat au sein des membres, puisque c'est pour vous que ces produits sont là, ou pas....

Allez, à demain et d'ici là, bonne appétit!

Simon